Chronologie

Repères historiques

Une lecture progressive des dates, événements et tournants qui ont préparé la proclamation de l'indépendance.

Vigilance

L'indépendance est une promesse à protéger

La chronologie ne raconte pas seulement le passé. Elle rappelle que la liberté gagnée par le sang de nos ancêtres impose de refuser toute forme de colonisation nouvelle, visible ou silencieuse, extérieure ou intérieure.

De 1840 à 1977

Le fil des événements

19 août (ou 17 juin) 1840
Traité Angleterre-Tadjourah : achat des îles Mucha.
1874
Demandes de concession de terrains à Obock.
9 décembre 1884
Lagarde est envoyé en mission à Obock.
25 mars 1884
Accord sur un dépôt de charbon à Obock avec Poingdestre et Mesnier.
24 juin 1884
Léonce Lagarde est nommé commandant à d'Obock, il y arrive le 1er août.
4 septembre 1894
Organisation d’un service judiciaire autonome, en harmonie avec sa situation actuelle, tout en respectant les juridictions spéciales, mixtes ou indigènes, conformes aux usages du pays.
1896
Création de la Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens.
27 avril 1896
Autorisation de faire passer le train en CFS.
9 mai 1896
Création de la « Côte Française des Somalis et dépendances ».
28 août 1898
Organisation du gouvernement de la Côte française des Somalis, création d’un conseil d’administration incluant 2 personnalités ou notables locaux.
20 mai 1898
Création du Cercle de Djibouti.
14 juillet 1900
Ouverture du tronçon Djibouti-Danwele du chemin de fer.
Avril 1903
Visite du négus Ménélik à Djibouti pour l'inauguration du tronçon Djibouti-Dire Dawa.
3 août 1923
La ville de Djibouti est divisée en quartiers.
Août 1941
Début du blocus de la CFS par les Britanniques.
Mars 1942
Fin du blocus de la CFS.
22 décembre 1945
Suppression du statut de l’indigénat.
1948-1949
Djibouti devient un port franc.
Février 1949
Des centaines de manifestants prennent d’assaut la prison (actuel bâtiment Yonis Toussaint) pour libérer le président du Club Somali et Dankali : Hanfaré Hassan Dima.
Mars 1949
Création du Franc Djibouti.
1952
Le port de Djibouti devient accessible aux navires sans transbordement.
15 mai 1956-1957
Première élection au suffrage universel à Djibouti.
25-26 août 1966
Incidents lors du passage du général de Gaulle à Djibouti.
15 septembre 1966
Création du « barrage de Djibouti ». Apres les manifestations populaires lors de visite du général de gaulle le 25 aout 1966, une répression féroce de la population est déclenchée ; Un barrage est érigé autour de la presqu’île de Djibouti en septembre 1966 et Instauré officiellement pour empêcher l’immigration de ressortissants somalis sur le territoire. La forme du Barrage évolue durant les onze années de présence française qui suivent sa construction. Au début constitué d’un simple réseau barbelés (et de mines), on y ajoute progressivement des miradors, une piste qui le longe, une deuxième ligne de barbelés (le « pré-barrage »), puis une ligne continue de grillages « Gantois » (du nom du fabriquant), des barrières métalliques de tois de trois mètres de haut. Il est surveillé en permanence par 450 hommes: 130 à 150 militaires français qui ont le droit d’ouvrir le feu lors des tentatives de franchissement Il sont supplées par 300 hommes de la gendarmerie et de la garde territoriale placés aux postes de contrôle.
1967
La « Côte Française des Somalis », devient le TFAI «Territoire Français des Afars et des Issas ».
De de 1968 à 1976
On assiste à l’intérieur comme à l’extérieur du pays à une radicalisation des mouvements indépendatistes
1967
Référendum d'autodétermination au TFAI. Division des partis locaux (PMP pour l'indépendance immédiate, UDA pour une indépendance par étapes). Répression violente avec morts, expulsions massives de Somalis, dissolution du PMP. Le territoire est renommé "Territoire français des Afars et des Issas" (TFAI).
1969
Le FLCS, soutenu par le régime militaire somalien, radicalise ses actions, incluant attentats et enlèvements.
1975
Enlèvement de l'ambassadeur français en Somalie par le FLCS, avec des demandes incluant la libération de militants emprisonnés.
3 février 1976
Prise d'otage de 31 enfants français par le FLCS. L'opération de libération par le GIGN et la Légion étrangère entraîne morts et blessés parmi otages, militants et forces armées.
1967-1972
Après l'interdiction du PMP, les partis opposés à la colonisation s'unissent et fondent la Ligue populaire africaine pour l'indépendance (LPAI) en 1972. Hassan Gouled Aptidon devient président, Ahmed Dini secrétaire général.
1973
L'indépendance gagne une dimension internationale. Tournées conjointes du FLCS et de la LPAI auprès de pays a ricains, arabes et européens. L'OUA se saisit de l'affaire.
Mai 1976
Une commission d'enquête de l'OUA visite Djibouti et soutient la cause de l'indépendance.
1975
La France commence à reconnaître la volonté d'indépendance des Djiboutiens. Ali Aref Bourhan démissionne, laissant place à Abdallah Mohamed Kamil à la tête d'un gouvernement de transition.
1976
La France privilégie la LPAI dans les négociations.
28 février 1977
Table ronde organisée à Paris par la France pour discuter des modalités d'accession à l'indépendance du TFAI.
28 mars - 1er avril 1977
Deuxième table ronde tenue à Accra sous le patronage de l'O.U.A. pour dégager un consensus entre les différentes formations politiques et préparer le référendum.
8 mai 1977
Consultation populaire donnant une majorité écrasante en faveur de l'indépendance.
27 juin 1977
Proclamation de l’indépendance de la République de Djibouti.